JE 2516
Santé Education et Situation de Handicap
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Methodological seminar on images analysis


Images, Representations and Figures of Disability : Medical, sportive, erotic and artistic iconography.


A mutation since 1950 ? » 

Since 1950, terms as « disabled », « disabled workers », « disabled people », « disability’s situation » have progressively replaced previous common appellations as “infirm”, “paralysed”, “idiots”, “weak”, “deaf-mute” etc… This progressive vocabulary and labelling’s transformation is linked with a global reconfiguration of social representations, categorisation process and stigmatization-destigmatization dynamic of populations with anomaly, abnormality or deficiency (in the sense given by G. Canguilhem), and also with a important transformation of social management modalities of these populations.

In the same time, images, fixed or movies, since the commercial photography’s development, and first cinema’s projections at the end of the XIXth century, didn’t stop to be multiplied and their diffusion have become more and more massive.

Then, the XXth century can be considered as the first in which classical images (paintings, engravings, drawings), will be multiplied in an industrial way, and then are going to coexist with photography and movies, knowing in the same time a diffusion which is today an quasi non stop flux diffusion through various medias.

Then today, image is imperative not as an illustrative data of sociological researches and demonstrations, but as field data in a sociology of quotidian life, as an central and inescapable element of a social environment largely occupied by advertising boards, magazines, screens, and by new systems of real-time transmission form one support to another one.

But from words to images, from analysis of discourses about disability to analysis of paintings, photos, or films staging persons today called disabled, if the concept of representation can make the link, methodological transfer seems difficult.

Diversity of epistemological and methodological questions which emerges as soon as we try to use images as research data, elements for a scientific analysis is immense.

The central stake of this seminar is then to study, from different disciplinary and epistemological points of view the next question :

How can we construct a formalized approach of images to product scientific knowledges about evolution in social representations of “abnormality”, “infirmity” or “madness”?

The objective of this seminar, organized in two sessions, is to create interactions between researchers who’re working in different ways on images (history, sociology, anthropology, art history, cinema, communication sciences…) with researchers specialized in social approach of health, and especially of disability, to organize a scientific collaboration’s network. This network will be un tool to develop new coordinated researches about the transformation of disability’s collective representations in contemporary societies, and especially on the question of the dynamic of the stigmatization-destigmatization process.

The concrete results waited from this seminar are the realization of a collective publication, concrete development of national and international research projects between different research units on the thematic of images of disabled persons, organization and animation of a research network on bodies images: co-direction of doctorate thesis, symposiums, mobility of researchers and students etc.

 
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Séminaire méthodologique sur l’analyse des images fixes ou animées.

 

« Images, Représentations et Figures du Handicap :

Iconographie médicale, sportive, érotique, artistique.

Une mutation depuis 1950 ? »

Depuis les années 1950, les termes de handicapés, de travailleurs handicapés, de personnes handicapées, de situations de handicap ont progressivement remplacé les appellations communes préalables d’infirmes, de paralysés, d’idiots, de débiles mentaux, de sourds-muets etc….

Cette progressive transformation du vocabulaire et des étiquetages est intimement liée à une reconfiguration globale des représentations sociales, des processus de catégorisation, et des dynamiques de stigmatisation-déstigmatisation des populations présentant des anomalies ou des anormalités diverses (au sens de G. Canguilhem) ainsi qu’à une transformation importante des modes de gestion sociale de ces populations.

Dans le même temps, les images fixes ou animées, depuis le développement de la photographie commerciale et des premières projections du cinématographe à la fin du XIXème siècle, n’ont cessé de se multiplier et leur diffusion de se massifier. Ainsi le XXème siècle peut être considéré comme le premier au cours duquel les images classiques (peintures, gravures, dessins) vont être démultipliées de façon industrielle, puis vont ensuite coexister avec l’image photographique et les images de films, tout en connaissant une diffusion qui s’approche aujourd’hui d’une diffusion en flux ininterrompu au travers de divers médias.

Ainsi l’image s’impose aujourd’hui non pas comme donnée illustrative de recherches ou de démonstrations sociologiques mais comme donnée brute de terrain d’une sociologie du quotidien, comme un élément incontournable et central d’un environnement social habité par les panneaux publicitaires, les magazines, les écrans, et par des systèmes de transmission en temps réel des images d’un support à un autre.

Mais des mots aux images, de l’analyse des discours sur le handicap, à celle des peintures, des photographies ou encore des films mettant en scène des personnes dites aujourd’hui handicapées, si le concept de représentation fait le lien, le transfert méthodologique semble délicat.

La diversité des questions épistémologiques et méthodologiques qui se posent dès lors que l’on tente d’utiliser les images comme données brutes, éléments à soumettre à une analyse qui cherche à rester scientifique est immense.

L’enjeu central de ce séminaire serait donc de traiter, à partir de différents points de vue disciplinaires et épistémologiques la question suivante : Comment construire une approche formalisée de l’image permettant de produire des connaissances scientifiques sur l’évolution des représentations sociales de l’anormalité, de l’infirmité ou de la folie ?

L’objet de ce séminaire, organisé en deux sessions, est de mettre en contact des chercheurs de sciences sociales dont les recherches portent de différentes manières sur les images (histoire, sociologie ou anthropologie visuelle, histoire de l’art, cinéma, sciences de la communication etc.) avec des chercheurs spécialistes de la santé et en particulier du handicap et des représentations sociales du handicap pour organiser un réseau de collaborations scientifiques qui aura la possibilité de mener de nouvelles recherches coordonnées sur la transformation des représentations sociales du handicap dans les sociétés contemporaines, et en particulier sur la question de la dynamique de stigmatisation / déstigmatisation et d’une hypothétique re-catégorisation en cours.

Les résultats concrets attendus du séminaire sont la réalisation d’une publication collective, la mise en œuvre concrète de projets de recherche inter-équipes et internationaux sur le thème des images du corps « handicapé » , l’organisation et l’animation d’un réseau structuré de recherche sur le thème des images du corps : co-direction de thèses, colloques réguliers, mobilité des chercheurs et des doctorants etc.

 


MSH-M